Chaque cheval a son propre rythme d’apprentissage et de développement physique. Kiki, une jument KWPN de 4 ans et demi, arrive à l’entraînement en hiver 2019. Kiki a un blocage de l’articulation sacro-iliaque, ce qui cause des contractions musculaires. La priorité de l’entraînement est de relaxer la jument.

Le travail en longe est très utile pour permettre au jeune cheval de trouver son équilibre, de relâcher ses muscles et de développer sa force propulsive. Kiki est motivée et comprend assez vite les exercices qui lui sont demandés. Au bout de quelques semaines, je peux la travailler aux longues rênes. Les exercices latéraux en main lui font beaucoup de bien et Kiki prend de plus en plus confiance en elle. En parallèle à son entraînement, sa propriétaire prend des cours de travail à pied et développe la relation avec sa jument.

Au bout de quelques mois, Kiki progresse en dressage, elle devient fiable et réceptive. Je la travaille également sur des cavalettis et je la monte en balade. La jument a fait beaucoup de progrès depuis son arrivée. Elle est agréable, légère aux aides et commence à rechercher le contact avec la main du cavalier. Travailler l’extension d’encolure est en effet aussi important que la gymnastique des exercices latéraux. Kiki progresse en épaule-en-dedans et commence également à travailler en tête-au-mur et croupe-au-mur.

Kiki est une jument sensible qui a besoin à la fois de tact et de douceur de la part du cavalier. C’est en respectant son rythme d’apprentissage, mais aussi ses limites que la complicité entre elle et son cavalier pourra s’installer.